mercredi 18 septembre 2019

Se perdre, se chercher puis se retrouver…..enfin, se retrouver en partie. Ma quête n’est pas finie !


« Se perdre pour mieux se retrouver » dit-on….est-ce vrai ? Je ne sais pas. J’ai passé toute ma vie à chercher qui je suis, qui je devais être. En fait, j’ai passé toute ma vie à réfléchir sans « être », sans vivre réellement. Est-ce une vie ? Non, bien sûr.

J’ai commencé ma thérapie en écrivant pour moi-même. Vivant un mal-être profond qui m’a ramené maintes et maintes fois dans la nostalgie d’une enfance épanouie, heureuse. Je croyais à chaque fois avoir un début de réponse. Je croyais à chaque fois panser ma plaie. Je ne comprenais même pas pourquoi je devais ressentir un tel mal-être.

De toutes les personnes que je connais, je dois aboutir à la conclusion, que moi, je n’ai pas de vraies raisons de me sentir mal dans la vie…cette vie sans réel soucis. Sans réel soucis, mais justement cette impression que rien ne se passe jamais. Et ce n’est pas ça, la vie.

Quand enfin, les choses viennent. Quand enfin, les choses de la vie arrivent. Études, voyage, séparation, retrouvailles, découverte, rencontre, mariage, naissance,….tout est chamboulé ! Je me sens débordée ! Tellement débordée que je n’arrive pas à suivre. Tellement débordée que je n’ai en rien réagi comme j’ai prévu, comme j’ai longuement réfléchi.

Cette phrase me trotte souvent dans la tête : « Avant, j’avais des principes. Maintenant, j’ai un enfant. » Il ne s’agit même pas d’une histoire d’enfant ou de parentalité. Cela dit, la parentalité a révélé des lacunes qui étaient déjà bien présentes depuis des années.

Je savais bien que quelque chose ne tournait pas rond. En accumulant les échecs, et en ayant à chaque fois, la fuite comme réponse. Il était temps d’admettre que quelque chose ne tournait pas rond.

Petite, je me sentais déjà spéciale. Beaucoup me qualifiaient de « difficile ». Difficile parce que je ne savais pas, depuis mon enfance, exprimer ce que je ressentais. Difficile parce qu’enfant, déjà, je ne voulais pas me fondre dans la masse. Difficile parce que la socialisation, je ne connais pas.

J’ai quelques flashs de mes premières années d’école…où je ne comprenais pas l’être humain. Où je ne comprenais pas la nécessité de se faire sa place,….en étant faux, ou en écrasant les autres.

L’école, c’est le lieu où j’ai découvert les vices, la vilenie de l’être humain. Pourquoi ? Pourquoi avoir besoin de « jouer un rôle » ? Pourquoi vouloir forcément briller en surjouant ce que l’on est au fond de soi ? Pourquoi la convoitise, pourquoi vouloir ce qu’on n’a pas ? Pourquoi la jalousie ? Pourquoi est-ce facile de rabaisser plutôt que d’aimer ?

J’avais déjà probablement tout ça en moi, refusant de voir, refusant de croire que j’aurais pu être aussi comme ceux que je juge être mauvais. On y est, on y arrive. Là est bien un des maux qui ronge ce monde. Nous pensons tous, absolument tous, que nous sommes meilleurs, que nous détenons la vérité absolue, que notre façon de voir est la meilleure.

Et l’on se plait à avoir des opinions sur tout. L’on se plait à juger. L’on se plait à voir ce que les « autres », ah ces autres, font de mauvais. Et l’on aime bien critiquer. L’on se plait à croire qu’on fait mieux les choses, bien mieux. On passe tous, ou à peu près tous par la même chose, la même situation. On en oublie nos « struggle » (c’est le mot qui me vient, pardon).

On en oublie nos difficultés, mais comme on s’en est sorti, nous, l’on aime bien donner des leçons, qu’on va qualifier de « conseils », ou l’on aime bien comparer en disant « moi, quand j’ai eu ci, j’ai fait ça ». Mais toujours prendre les autres de manière bien hautaine. Et bien sûr, en oubliant que nous avons, nous aussi fait des erreurs. En oubliant évidemment que ce n’était pas facile pour nous, non plus. Qu’on n’avait pas toutes les réponses dès le départ.

Oui, il est temps de l’admettre. C’est facile de juger, parce que ce qui fait de nous, un être humain, après tout, c’est ce besoin de savoir qu’on est « bien », qu’on est qui on veut être. Et quelque part, pour nourrir cet amour propre, on a besoin d’une échelle de comparaison. Mais on fait fi de voir ce qui ne va pas chez nous. On va plutôt voir ça ailleurs.

Oui, pourquoi pas ? Quand je compare et que je regarde à côté de moi le mauvais fond de mon voisin, je me dis forcément que je ne suis pas pire, non ? N’est-ce pas ce qu’on fait tous ? Mais on se garde de le dire. Encore mieux, on nie faire ça, parce que nous ne sommes pas comme les autres, nous. N’est-ce pas ?

Et voilà, que la découverte du pêché se révèle à moi. Toute ma vie, je croyais faire de mon mieux. Toute ma vie, je croyais tout faire pour être une bonne personne. Alors forcément, je me dis que, la religion, ce n’est pas pour moi. Alors je me dis, que « seuls les faibles d’esprit croient en ce qu’ils ne voient pas ». « Seuls les faibles d’esprit ont besoin de divinité, pour se reposer, pour expliquer les échecs ou pour justifier leurs actions, se faire justice dans leurs querelles ».

Non, croire en un Dieu, ce n’est forcément pas pour moi….parce que moi je suis, profonde. Parce que moi je suis réfléchie. Parce que moi, je me sens intelligente ! Que nenni ! Un des versets de la bible et qui m’a le plus touché est celui-ci : « 1 Corinthiens 8:1 La connaissance enfle mais la charité édifie » (àLa connaissance rend orgueilleux, mais l’amour édifie)

Voici un autre verset qui me parle : « Jacques 4 :6 Dieu résiste aux orgueilleux mais il fait grâce aux humbles ».  Pourquoi ça me touche tant ? Parce que, pour moi, Dieu touche les cœurs en visant bien là où ça fait mal, en nous montrant sans équivoque, mais avec amour, un de nos plus grands pêchés.  Le mien : sans aucun doute, l’orgueil, la fierté !

Un jour, alors que ma vie est devenue un vrai chaos. Alors que j’en ai eu tellement marre de ne pas comprendre ma situation. Alors que j’en avais plus qu’assez d’avoir autant de haines dans le cœur et d’être incapable de m’en délivrer. J’en suis même arrivée à ouvrir un tableau excel pour garder mes bonnes résolutions pendant 21 jours, mais rien n’y fait. Ça marche pendant un temps, mais le naturel revient au galop, comme on dit.

Alors un jour, j’ai regardé le compte facebook de ma sœur, dans lequel elle a partagé une vidéo. Ça faisait un moment qu’elle ne partageait que des choses sur Jésus. Je trouvais ça louche. J’étais triste pour elle. Je la croyais embarquée dans une secte. Et j’étais d’abord triste pour elle.

Je ne sais pas ce qui m’a pris. J’ai probablement voulu comprendre, comment ça se fait ? Elle qui avait un caractère bien à elle, elle qui savait bien qui elle était, elle qui à mes yeux, était un modèle, elle qui, en principe ne se ferait pas aussi facilement embobinée.

Alors j’ai regardé cette vidéo « The last reformation : The life ». Dès le début du film, la plage, les gens qui parlent et qui disaient n’importe quoi, des choses incompréhensibles pour moi. Ce n’est pas possible. Ah, ça pour être une secte, c’est une vraie secte. Et puis je m’entends réfléchir, ou plutôt j’entends une voix (mais quelle voix, la voix de ma conscience ? qui ? quoi ?). Bref, j’entends cette voix me dire, « ne juge pas, regarde d’abord ».

Au bout de 20 min de visionnage, je continue de me dire que tout ça c’est du n’importe quoi. Mais je continue aussi d’entendre cette voix. « Ne juge pas, regarde jusqu’au bout ». Puis à peine, 5 min après ça, je m’effondre. Je fonds en larmes. Pourquoi ? Parce que je vois ces personnes se faire baptiser de l’esprit, qui sont inondées de joie de ressentir ce qui semble être, leur première expérience, de vraie liberté.

Et je pleure ! Je pleure comme un bébé. Je viens de réaliser. Je n’ai pas compris pourquoi j’ai toujours voulu cette liberté et que je refusais pourtant de la voir tout simplement. Pourquoi je me suis laissée asservie par le monde. Pourquoi je m’enfermais dans la haine, dans la solitude la plupart du temps. Et pourquoi je choisissais toujours la fuite dans tous mes échecs.

Parce que oui, tous mes échecs viennent à l’origine de mon mal-être vis-à-vis de mes relations à autrui. Mais aussi ce refus de croire que moi aussi je peux avoir tort, que moi aussi je ne suis pas aussi géniale que ce que je pense. Que je ne suis en rien la fille intelligente que je pense. Que toute ma vie, je me suis parée d’une fausse humilité.

Oh oui, une telle fausse humilité. Dans ma vie, je croyais avoir pour modèle, des gens simples mais intelligents, gentils et qui ne cherchaient pas forcément à briller, à écraser mais à partager le bonheur, le rire, la joie à contrario. Des gens authentiques, francs et qui détestent les tricheries. Qui préfèreraient être derniers plutôt que de tricher. Et qui pourtant, arrivaient sans effort à sortir du lot, à briller en étant juste eux-mêmes, et à être premier sans forcément entrer dans la compétition. Alors je croyais, que parce que j’admirais ces personnes, j’aurais été capable de me parer d’une telle humilité, d’une telle simplicité, d’une telle authenticité.

Mais oh bel orgueil ! Oh grosse vanité ! On me disait « hautaine », à l’école. J’ai voulu continuer de grandir en masquant ce caractère hautain, en devant ultra-timide, en n’essayant surtout pas de briller, en ne levant jamais la main à l’école. Mais derrière cette fausse humilité pourtant, se cachait toujours cet orgueil énorme ! Me disant que : « mais oui, vous pensez que je ne sais rien quand je ne dis rien. Ce n’est pas pour autant que je suis nulle, bien au contraire ». Ah quelle fausse humilité !

Cette fausse humilité qui m’a fait souffrir tant d’années. À ne plus savoir qui j’étais, à ne plus savoir comment je dois être. À être la plupart du temps, frustrée, de ne pas exister. ET voilà, j’ai trouvé l’origine de mon mal-être. Ce mal-être profond qui m’a tant détruite !

Mais là, à ce moment précis de la vidéo. Je ne pense plus qu’à moi. À l’amour que je refusais de me donner et pourtant que je nourrissais incessamment d’orgueil déplacé. Cet amour-là, il est là. Il a toujours été là. Mais j’ai été incapable de le voir. Me réfugiant dans la solitude. Refusant de me donner à qui que ce soit.

Cet amour-là, ce n’est pas un amour que j’ai en moi et que je me donnerais. Cet amour-là, c’est l’amour de celui qui m’a créé telle que je suis et qui m’accepte sans conditions, telle que je suis, exactement comme il m’a créé. Dieu. Jésus. Donnez un autre nom, qu’importe. Traitez-moi de folle, peu m’importe aujourd’hui.

Il est venu me retrouver, moi qui me suis sentie perdue pendant tant d’années. Je ne sais pas, je ne l’explique pas. Peut-être me jugerez-vous comme j’ai premièrement jugé ma sœur. Mais aujourd’hui ça m’est égal. J’ai tardé à écrire ce billet. J’ai tardé à raconter la suite de mon récit….parce que, comme toujours, je me suis perdue dans ce que l’on pouvait penser de moi.

Aujourd’hui ça m’est égal ! Aujourd’hui je suis plus, je ne sais pas, je me sens comme lourde de ne pas avoir partagé jusqu’ici mon témoignage. Lourde de me dire, aaaah, ça explique tellement de choses sur le mal qui ronge ce monde. Sur, pourquoi il y a tant de haines. Et puis, oh Dieu, pourquoi je t’ai tant accablé de tous les maux du monde, que si tu existais, pourquoi tu laisses faire tout ça ?

Pourtant, il existe une réalité du monde, la réalité du monde qu’on ne voit pas mais qui se ressent, qui se sent, qui se vit et qui explique tellement tout. Si le monde est si mauvais, c’est que le mal existe. Si Dieu existe, si le bien existe, c’est que le mal est là aussi. Nous sommes dans une guerre, et l’on ne se rend pas compte, l’on perd notre temps à accabler les jeunes chrétiens en les traitant de toutes sortes de nom, en blasphémant un dieu auquel on nie pourtant l’existence.  Et l’on se laisse pourtant influencer par la haine, le dégoût de l’être humain. Et l’on prend la place de  juge, tout le temps.

La guerre existe, la jalousie existe, la convoitise existe, la mauvaise foi existe parce que le mal existe. Non pas que Dieu laisse faire. Mais que peut-il faire lorsqu’on refuse même qu’il entre réellement dans nos vies ? Que peut-il faire si l’on nie nos pêchés, si l’on perd notre temps à dire, que le mal, ça vient toujours des « autres », ces autres, jamais de nous.

Que peut-il faire si l’on passe notre temps à nous victimiser. Dieu peut agir dans nos vies, uniquement, si on le laisse entrer dans nos vies. Qu’importe le bien qu’on fait autour de nous, nos pêchés sont nos pêchés. Qu’importe que ce soit pas aussi pire que celui du voisin. Un pêché, c’est un pêché.

Reconnaître ça, c’est déjà ouvrir les yeux sur ce qu’on doit déjà faire sur nous-même pour changer le monde. On ne change pas le monde en voulant critiquer le monde et en jouant les je-sais-tout. On change le monde, déjà, en voyant ce qu’on peut changer en nous. Mais sachant cela, même avec tous les efforts du monde, avec toutes les techniques de développement personnel (qui sont en passant, pour la plupart, piquées de la bible mais reformulées à la façon du monde).

Avec tous les efforts qu’on veut, la vie reste la vie telle qu’on la connait en face de nous, la mort reste la même mort pour tous. La vraie paix, je l’ai eue en Jésus. Je suis, oh que loin, d’être parfaite. Mais je commence, du moins, à sentir la haine s’en aller à petit pas, à tout petit pas. Qu’importe, c’est un début. Je me suis retrouvée mais en partie….je sais qu’aujourd’hui j’ai un Créateur, un Père que j’ai accepté comme mon sauveur et dont je suis la fille. Je ne me sens plus aussi perdue…Gloire à toi seul, Jésus !


jeudi 27 avril 2017

Se présenter à travers un objet 3




Si je devais me présenter à travers un objet qui me tient à coeur, lequel serais-je? Beaucoup d'objets me viendraient en tête.



😜 Je pourrais parler d'instrument de musique, de CD, de vinyle, de micro, bref, de tout ce qui est en rapport avec la musique. 🎵♪ Effectivement, j'adore la musique! 🎵♪ Cependant, je pense ne pas être assez passionnée donc non, cela ne me définit pas.

😜 Je pourrais parler de ballon de basket car j'aime beaucoup le basket. 🏀 J'aime courir dans tous les sens, j'aime sauter et j'aime le grand air! Décidément, j'adore ce sport! (Finalement, je n'ai rien à voir avec une chaise qui ne bougerait pas...) Le ballon de basket me définirait peut-être? ....oui, mais non! Ce n'est pas encore tout à fait moi.

😜 Ah tiens, je pourrais parler de stylo-plume! ✍ C'est intriguant et ça a l'air fascinant. Ca fait penser à un écrivain de la vieille époque avec sa pensée vagabonde, son encrier et son petit calepin éclairé à la douce lueur d'une bougie. Oui, ça pourrait être moi. Moi qui aime écrire et qui aime partir dans tous les sens. Enfin...non, je ne m'y retrouve pas encore très bien.

😜 Je pourrais peut-être parler d'un berceau ou d'une berceuse? ....hmmm oui! Moi qui aime tellement les enfants. Moi qui me trouve douce. Encore une fois...oui, mais non. On y est presque!

😜 Ca me plairait bien de pouvoir me présenter à travers un appareil photo, un caméscope, un home cinéma, un avion, des frites 😋......bah oui, pourquoi pas?




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Bon, puisqu'il faut choisir un seul objet, je dirais que je suis une......euh....une.....feuille d'arbre! 😜 yes! D'abord, personne ne choisirait la feuille d'arbre. C'est original, c'est atypique et ça me convient. Puis je ne sais pas pourquoi mais ça me fait tout de suite tilter. 😜 🍃 Oui! J'adore l'idée 🍃 Une feuille d'arbre!




Se perdre, vagabonder, voyager.....oui le voyage! C'est une chose qui m'a toujours fait rêver.....l'idée de m'envoler quelque part telle une feuille légère....l'idée de faire voyager mon esprit loin....loin mais où? Je ne sais pas, nulle part, partout...!😊







Le royaume de la rêverie, de la douceur, des songes, de la mélancolie....de ce qui est simple mais profond....de ce qui suit les saisons.....de ce qui se fane mais qui se renouvelle aussitôt. Voilà ce que m'inspire la feuille d'un arbre. J'y retrouve toutes mes passions. Car oui, je n'ai pas qu'une seule passion et c'est bien ce trait qui me définit.

J'aime la musique, j'aime le sport,....j'aime l'expression du corps et du coeur,...j'aime l'écriture, j'aime le voyage, j'aime m'évader,....j'aime être seule, j'aime sentir que je fais partie d'un tout,....j'aime le caractère innocent mais spontané d'un enfant, j'aime ce qui est vrai!






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Je suis une feuille d'arbre. C'est abstrait. Cela ne veut absolument rien dire. Mais oui, je suis une feuille d'arbre. Je ne dirais pas que je me réincarnerais en une feuille d'arbre. Non, pas ça! Je ne suis pas superstitieuse à ce point! Je dis plutôt que les qualités que j'attribue à une feuille d'arbre sont celles que je veux m'attribuer! 😊 Ce que j'aime en cet objet, c'est ce que je voudrais être donc oui, si un objet devait me définir, ce serait celui-là. Une feuille d'arbre! 🍃🌳🌱

mercredi 26 avril 2017

Se présenter à traver un objet 2

Petite récapitulation de la partie 1 de cet article: lors de notre premier cours de communication à l'université, on devait faire un exercice spécial sur la présentation. On devait alors choisir un objet pour nous définir. Et moi, j'ai choisi d'être une chaise.... 😞


©TOKIARISHON Franckie


Pour la deuxième étape de ce cours de communication assez fou, il a fallu présenter son voisin, enfin, l'objet qu'il représente. Et nous allions bien sûr être présenté devant toute une foule d'étudiants à travers un objet, mais surtout par une personne qui ne nous connait absolument pas.

Est-ce mieux que de le faire soi-même? Je crains que non.

Alors, sans surprise, la présentation de la chaise était nulle. Nulle! Ca-ta-strophique! ....puisque la personne à qui je l'ai dit n'en comprenait pas un mot. Elle n'en a tout simplement retenu aucune explication valable.

Voici ses mots: "Ma voisine est une chaise parce qu'elle est calme et qu'elle ne bouge pas. Et c'est tout ce que j'ai compris." 😓 Ouille!

Je voulais percuter et....... j'ai percuté! J'ai percuté mais plutôt dans le mauvais sens. Tous les étudiants qui étaient là étaient ahuris. Je pouvais, sans trop de mal, voir leur stupéfaction et leur incompréhension. Notre professeur, elle, a tout simplement souri.

Eh bien, la chaise était l'objet le plus ridicule de ce moment de présentation spéciale.


Certains pouvaient se vanter d'être un ordinateur et même internet parce qu'ils avaient, selon leurs dires, beaucoup de connaissances. D'autres se qualifiaient d'iPod et de piano parce qu'ils avaient "la musique dans la peau". D'autres encore se voyaient comme une écharpe parce qu'ils sont "doux" et qu'ils "réchauffent". D'autres, un parfum, un jeu vidéo, une guitare,....et j'en passe.

Tout le monde avait l'air si extraordinaire à travers leur objet fétiche, à travers leur passion. Car oui, c'était bien l'objectif de cet exercice si particulier: "se définir avant tout par sa passion".

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A bien y penser, c'était une idée extraordinaire. On se défait des présentations classiques comme: "je m'appelle Paul, j'ai 18 ans, je viens d'avoir le bac, je vis Rue des fleurs et je viens de la lune".

Oui, oui! Je suis une tasse de café parce que je suis une femme de caractère. Et pour bien démarrer ma journée, je me suffis à moi-même!

Mince, j'aurais dû la faire comme ça, ma présentation. 👅
Bof! De toute façon, c'est passé! Et ce n'est pas moi.

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©TOKIARISHON Franckie

Qu'ai-je retenu de ce premiers cours en groupe à l'université? Ce premier contact avec les autres étudiants de la fac? Cette toute première fois où j'ai dû me mettre à nu? Moi qui ne sors jamais aucun son, moi qui ai horreur de participer à l'école?

Eh bien d'abord, j'ai appris que je faisais partie de ces personnes qui se sous-estiment tellement qu'elles préfèrent simplifier au maximum la présentation de ce qu'elles pensent être.

C'est d'ailleurs pour cela que j'ai une sainte horreur de n'importe quelle forme d'entretien.
Jouer, surjouer, s'inventer des qualités, se vanter, ou ne pas trop le faire justement pour ne pas passer pour un arrogant. Mettre toutefois en avant ses qualités pour être sûr de faire bonne impression. 
C'est bien de ça qu'il s'agit, faire bonne impression pour:
  • avoir un poste
  • être accepté dans une école ou tout simplement être accepté par la société
  • obtenir un projet...etc,.....
.....la liste est longue!

Bref, ce n'est définitivement pas ma tasse de thé. Moi, qui pourtant, voudrais plus que tout l'approbation de n'importe qui.

Je souhaite être vue comme une déesse, une femme parfaite et intelligente tout en me faisant passer  pour la reine de l'humilité et du bon sens.......
Bof, ça ne passe pas! ça ne va pas passer!
Au fond, je pense être profondément attachée à une certaine simplicité où je n'aurais pas à faire valoir qui je suis....où je n'aurais qu'à être moi.....et exister tout simplement.....tout naturellement! 😊

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Qu'est-ce que j'ai retenu d'autres de ce cours?

Ah, j'ai appris que d'autres personnes avaient une telle confiance, une telle estime d'eux-mêmes que je n'ai pas su avoir. J'ai réalisé que d'autres savent même user de leur charme en se sur-estimant justement. Et voilà, je ne suis pas comme eux. Quelle misère! 😩

J'aurais aimé ne dire que du bien de moi, d'un coup, d'un seul, comme ils l'ont fait!
Cependant, je me rends compte aussi que je n'aime pas copier sur les autres.
Je me rends vite compte que je n'aime pas me fondre dans la masse....quitte à me faire passer pour un être unique mais ridicule.

Je me rends compte qu'avoir de la personnalité (et s'y tenir!) est bien plus important pour moi plutôt que d'être acceptée de tous et ne pas me sentir "moi" au final.

Bon! C'est fait! Je suis une chaise.

On a ri de moi, on ne m'a pas compris, certains se sont tout de suite fait leur opinion. Je suis vite devenue l'invisible que je craignais d'être avant tout cela justement...ou non, j'étais bien visible mais comment dire....beaucoup craignaient d'être vus en ma compagnie. Beaucoup craignaient d'être assimilés à la fille "bizarre" que j'étais.

Bon! Je ne cherche pas d'explication ni une justification sur ce qui a été fait. C'est fait. C'est passé! Encore une fois.

En conclusion, j'étais comme ces personnes qui trainent souvent seules, qui n'ont aucun ami et qui rendent les "autres" vite nerveux et gênés durant les échanges "obligatoires". 😞

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©TOKIARISHON Franckie

Qu'est-ce que j'ai appris d'autres de ce cours?

Eh bien, qu'au moment où l'on devait présenter son voisin, on en disait davantage sur soi que sur le voisin en question.

Si on arrivait à bien présenter son voisin sans rien oublier, c'est qu'on était quelqu'un d'attentif. Qu'on s'intéressait aux autres humains qui nous entourent. Que si on cherchait à s'appuyer sur les traits positifs des autres, c'est que l'on a tendance à ne voir justement que leurs points positifs. C'est plutôt une bonne chose, je trouve.

A l'inverse, si on bâclait la présentation de l'autre, c'est qu'on n'a soit pas compris son voisin, soit que l'on a tout simplement mieux à faire que de vouloir connaître son voisin.

Révélateur, n'est-ce pas? 😜

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A ce jour, je n'ai pas eu d'autres premiers contacts comme lors de cette fameuse rentrée à l'université.
Je m'en souviens comme si c'était hier. La rentrée à l'ISEM de Montpellier en Septembre 2008.

Aujourd'hui, lorsque j'y repense, je changerais à peu près tout, si c'était à refaire. Non pas parce que je ne m'assume pas. Mais plutôt parce que je comprends à quel point cette idée de vouloir absolument marquer quiconque, me paralyse pour justement donner l'inverse de ce que j'espère faire comme impression.

Dorénavant, je me concentrerais plus sur ce que je suis. J'apprendrais à m'écouter un peu plus. Enfin, j'essaierais.....! Je n'ai pas encore, à ce jour, réussi à être moi-même en toutes circonstances...sans avoir peur du jugement, sans avoir peur de ne pas être acceptée.....😕

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Et si c'était à refaire? Tiens, c'est plus facile d'écrire ce que l'on veut derrière son petit écran.....avec un aplomb infaillible pour dire "moi, je"! Sacré égo! Toujours l'égo!

Bon, je suis moi aussi un être social. Et c'est important pour moi d'exister à travers les yeux d'un autre. C'est bien pour ça que j'ai créé ce blog.

.....malgré mon envie d'être égale à qui je pense être au fond de moi, malgré ce fait évident, que je veuille à chaque fois dire à qui veut bien l'entendre, qu'il faut être soi-même sans se soucier de rien d'autres.




Eh oui, j'en suis convaincue. J'ai vu quelque part (sur la vidéo de David Laroche ⬆⬆ au-dessus ⬆⬆, que j'apprécie particulièrement au passage) que si on est fidèle à qui on est réellement, on attire vers soi les "bonnes" personnes....les personnes qui partagent les mêmes valeurs que nous en somme.....! Je le pense également. J'y crois!  😄

mardi 25 avril 2017

Se présenter à travers un objet

©TOKIARISHON Franckie


A mon tout premier cours à l'université, j'ai eu la plus grande révélation mais aussi la plus grande angoisse de ma vie. C'était à un cours de communication. Le professeur (une femme qui m'a marqué à vie), a tout fait pour surprendre les novices que nous étions. Et je dois dire qu'elle a réussi. En tout cas, elle m'a fait prendre conscience d'une chose dont je ne me préoccupe pas toujours.

Quelle est cette chose? L'identité. Qui l'on est et qui l'on croit être. Comment le reste du monde nous voit.

Eh bien, j'en ai tiré les conclusions suivantes:
  • D'un: il n'existe aucune fatalité. Nous sommes qui on veut être. Si on s'écoute assez et qu'on reste cohérent sur qui on veut être profondément, sans la morale, sans se soucier du jugement d'autrui, alors on se réalisera.
  • De deux: oui, la société nous juge. Nous sommes assaillis de règles, de morales et de culture, qui finalement, nous font rentrer dans un moule. 
  • Nous en venons alors au troisième point: l'Homme est un être social. C'est important pour nous de nous sentir utile. C'est important pour nous d'être accepté dans un groupe social (en l'occurrence, notre entourage). Nous avons, en somme, besoin d'eux. Nous avons besoin d'une certaine approbation (la leur) pour sentir qu'on existe. Nous n'existons pas tout seul quand bien même nous voulons nous défaire du reste du monde. Nous existons parce que les "autres" nous voient.

La conclusion de ces conclusions? Il nous faut alors composer avec ces trois éléments pour construire notre identité.

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©TOKIARISHON Franckie


Pourquoi toutes ces réflexions et quel lien avec ce fameux cours de communication?
En fait, c'était la première fois qu'un tel challenge se présentait à moi. Et ce qui s'est passé ce jour-là, je dois le dire, a été assez révélateur sur:
  1. comment je me vois
  2. pourquoi je voudrais paraître si parfaite aux yeux des gens
  3. qui je suis réellement
  4. et qui je voudrais être après réflexion

Je partage ces questions existentielles en m'imaginant que je pourrais peut-être aider quelqu'un, quelque part, à se retrouver.....!? 😕😔

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Ce jour-là, cette femme (si spéciale) nous a donc demandé, à nous fraîchement diplômés du bac, ce que nous choisirions si nous devions nous présenter à travers un objet. Notre identité ne se limiterait donc plus aux simples faits comme le nom, l'âge, le sexe, l'origine, etc...Car oui, à bien y penser, ce ne sont que des éléments qui complètent notre identité. N'est-ce pas?


Ce jour-là, chacun d'entre nous devait donc se présenter à travers l'objet de son choix auprès de son voisin de table. Nous devions ensuite expliquer pourquoi cet objet nous définirait.
Après cela, nous devions présenter notre voisin au reste du groupe (donc l'objet qui le ou la représentait) en expliquant encore une fois, d'après ce que l'on a compris de ses propos, pourquoi le choix de l'objet en question.

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C'était une expérience à la fois formidable et stressante. C'était à mon sens, le meilleur premier contact que j'ai eu avec d'autres "humains". Enfin, je dis ça mais au fond c'était CATASTROPHIQUE! 😬  De toute ma vie, je n'ai jamais eu aussi peur de me dévoiler! Jamais, je n'ai eu une si grande envie de paraître spectaculaire. Et.....contradictoirement, le résultat était tout simplement catastrophique.


Est-ce que ce moment a défini toute ma relation envers les autres étudiants jusqu'à la fin de l'année scolaire? Peut-être. De toute façon, ça n'a plus aucune importance. C'est passé. Je n'y changerai rien.
Seulement si aujourd'hui, avec une réflexion plus poussée, je devais à nouveau me présenter de cette façon, je crois bien que je changerais "d'objet". Je changerais la manière dont j'aborderais mon identité.

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Je pars dans tous les sens! 😅 C'est ma signature. C'est déjà un point qui évoque ma personnalité.
Bon, je continue de raconter ce qui s'est passé ce jour-là, ce que j'en ai retenu et j'en viendrais enfin à ma deuxième présentation (si c'était à refaire).

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Alors quel objet nous représenterait?

Moi, j'étais tellement angoissée de ne pas trouver un objet assez percutant que j'en avais fini par choisir n'importe quoi. J'ai regardé autour de moi. Une table? Un stylo? Un tableau? Un bout de papier? Une trousse? Une porte? Une chaise? 😮 Une chaise....Une chaise, tiens! ça, ça doit être concis et court. Je n'aurais pas grand chose à dévoiler sur moi si je parlais d'une chaise.

Car oui, au fond, la peur résultait de cette envie de briller mais à la seule condition de se dévoiler. Et si je n'étais pas intéressante? Et si on me refoulait? Car oui, là était la principale question. Alors oui, hors de question de passer inaperçu également.

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©TOKIARISHON Franckie


Alors, je suis une chaise....une chaise. Bon sang! Mais pourquoi une chaise? Que c'est nul de n'être qu'une chaise! Il a fallu que j'arrange un peu mon explication.

De tous les objets sur Terre (en plus, le choix est infini), pourquoi une chaise me correspondrait le mieux? A l'époque (pour ne pas dire que j'ai choisi cet objet au hasard 😜), j'ai bidouillé une petite raison, qui au final, était bien plus révélatrice, par rapport à qui, en tout cas, je voulais paraître.
Ben...je suis une chaise parce que je suis quelqu'un de très calme. Je ne parle pas beaucoup. J'évite de trop bouger de sorte qu'on ne me remarque pas.

J'ai toujours eu ce désir de m'expliquer et d'avancer à quiconque me rencontre pour la première fois, que je suis une personne timide. Et donc, maladroite, pour ce qui allait se passer par la suite. Etait-ce pour me protéger? sans doute....

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu cette peur féroce des premières rencontres, du premier aperçu et de la première impression. J'ai toujours rêvé d'être vu, dès la première approche, comme un être unique. Comme un être singulier, un être remarquable, un être percutant. Percutant! Oui, c'est bien ça le mot. Percutant, touchant!

Alors pourquoi une chaise? Je ne pouvais pas trouver plus nul.....!? 😶

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Bref, je continue mon explication (toujours fidèle à cette fille qui part dans tous les sens! 😆) Eh oui, c'est moi!


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Je suis une chaise parce que je suis calme, silencieuse....oui, je l'ai déjà dit! Je suis une chaise parce qu'une chaise soutient. Une chaise est un objet sur lequel on peut s'appuyer. Je dirais donc que je suis une personne fiable. Bon voilà, je suis une chaise. ( Dieu que c'est nul comme objet! je suis trop bête!)
Ma présentation auprès de ma voisine de table? c'est chose faite. Voix tremblante, phrase un peu maladroite...mais au moins c'est fait.....je n'ai pas eu à dire tout cela devant tout le groupe.
Oui....profites-en bien parce que tu n'es pas arrivée au bout de tes peines!👅


©TOKIARISHON Franckie

dimanche 23 avril 2017

Pourquoi ce blog?


©Ravaloson Vaika

Depuis toute petite, je développais un goût pour l’écriture. A onze ans, je prenais une feuille, un stylo ou un crayon, et je cherchais un coin tranquille. Mes endroits préférés étaient le bord de la fenêtre dans le salon et une branche assez solide d’un arbre qui se trouvait dans notre cour.
 
J’avais besoin, lorsque j’écrivais, de sentir la brise traverser ma peau et d’avoir le ciel à portée de vue. Cela me donnait un sentiment de liberté fantastique. Mon caractère de rêveuse s’est certainement révélé à ce moment-là. Pour moi, c’était cela « se connecter ».

Jamais je ne préparais de sujet au préalable. Le matin, dès que l’envie me prenait, je rejoignais ma petite fenêtre ou ma branche d’arbre. Puis je me laissais aller à mes réflexions d’enfant sans trop de sérieux. Cela dit, mes propos me tenaient à cœur. 😇



Lorsque je voulais le calme absolu, mon choix se portait plus sur la branche d’arbre. A ce moment-là, personne ne savait où me trouver. Je me sentais totalement libre, libre d’exister, libre de vivre la vie telle que je la voyais.





Toujours attirée par le ciel, les étoiles et la lune, je ne cessais d’évoquer ce que ces trois éléments m’inspiraient. 😛 Est-ce classique ? Est-ce niais ? Est-ce sans personnalité ? Je n’en sais rien. Pour moi, c’était moi. 

Lorsque je n’écrivais pas, je dessinais. Seulement voilà, je ne suis pas une bonne dessinatrice. Je me rends très vite compte que mes outils à moi sont les mots. Mon imagination ne va jamais très loin lorsque je dessine. En revanche, dès que je pense à un mot, mon esprit divague assez rapidement.😌

D’ailleurs, je ne suivais jamais aucune structure lorsque j’écrivais. Aujourd’hui encore, je fais de cette sorte de brouillon d’idées ma signature. 😜 Si bien que je m’exprime d’une manière tout à fait bancale lorsque je me mets à discuter oralement. 

J’écris et je m’exprime comme je pense, j’écris comme je flâne…sans direction précise….et mon esprit s’envole ! …bien qu’à ce moment-là, paradoxalement, je me retrouve face à mon «moi intérieur ».



©TOKIARISHON Franckie



Ce qui était important pour moi, en plus du vent qui me caressait le visage et du ciel qui me faisait rêver, c’était la musique. 🎧 J’aimais ramener avec moi, un petit walkman puis plus tard un baladeur CD que je partageais avec ma grande-sœur et mon grand-frère.🎧 

J’aimais écouter entre autres Francis Cabrel, Hélène Segara, Bryan Adams, The Cranberries, Michael Bolton…..et aussi un célèbre poète malgache du nom de Georges Andriamanantena alias Rado, qui me faisait vibrer avec son fameux « Etsy Matoria ». (Traduction : viens, dors !) Tout cela me donnait une impression de légèreté si agréable ! 😍
  
(⬇⬇Le poème de Rado en-dessous⬇⬇)




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Et voilà, j’ai continué comme cela jusqu’à mes 14 ans où j’ai alors dû déménager et changer de pays.

Avec un peu moins d’intimité mais toujours cette envie féroce de m’exprimer à travers l’écriture, je prenais un autre baladeur CD que je piquais à mon petit-frère. 😝 Et je me mettais à écrire dans cette mezzanine devenue mon nouveau repère.

A l’époque, j’écrivais surtout pour parler de mes difficultés d’adaptation, de mon mal du pays et des souvenirs nostalgiques de ce que fut mon « heureuse » enfance. 😔 

Cela a certainement dû m’enfermer dans un monde de mélancolie que je continue aujourd’hui de nourrir à travers mes écrits. Etait-ce une mauvaise thérapie m’éloignant de ma nouvelle vie, et qui visiblement, a rendu mon adaptation si difficile ? Probablement. 

Cela explique en partie pourquoi j’ai voulu retourner vivre dans mon pays natal après dix ans de vie dans un pays que je n’ai apparemment jamais appris à apprécier. 

Cela dit, je ne regrette pas le moins du monde, la personne que je suis devenue. Cet être resté fidèle à la petite fille rêveuse que j'étais, à la recherche d’une vie simple. 😎

Depuis mes 16 ans (je ne sais pas pourquoi mes 16 ans, j’aime souvent prendre cet âge comme repère. C'était sans doute un âge révélateur pour moi 👅), j’écrivais souvent mais  je traitais malheureusement toujours du même sujet.  Cette idée qu’une vie merveilleuse, telle que je l’ai vécue à 12 ou 13 ans, m’attendait. Et donc, que cette période de tristesse et de mélancolie allait un jour prendre fin.

Comme je l’ai entretenue, bien entendu, cette mélancolie ne m'a jamais quittée.

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©TOKIARISHON Franckie


Je rêvais de créer un blog sur internet, en espérant que l’incomprise que j’étais, allait enfin pouvoir s’ouvrir au reste du monde. Ainsi, qu’on allait enfin me connaître pour celle que je suis vraiment.😕

Bizarrement, une étrange dualité naquit en moi. Je souhaitais qu’on me connaisse mieux tout en ne voulant pas me révéler totalement. 😑

Pour quelles raisons ?  Eh bien parce qu’au fond, c’était pour moi, une preuve d’une grande naïveté que d’imaginer qu’il me suffit d’écrire sur qui je suis pour qu’on me reconnaisse enfin (besoin d’une certaine reconnaissance 😑 ). Ce serait alors une faiblesse de vouloir être plus extravertie. 

Un blog sur internet ? ça me tente dangereusement mais il est en fait hors de question de me lancer. J’ai alors repris mes malheureux cahiers et j'ai continué d’écrire pour moi. Pour moi ? Je n’en étais plus sûre. En fait, l’adolescence a fait que l’écriture devienne surtout une sorte d’échappatoire mais surtout un moyen de gonfler mon égo. 😵

Je voulais écrire dans des cahiers qui restaient au fond de mon tiroir tout en espérant qu’un jour, quelqu’un d’autre les lirait pour se rendre compte de ma grande sensibilité.😏

A 20 ans, je lisais et relisais ces cahiers comme pour me rappeler qui j’étais. Et j’étais souvent hilare de me rendre compte à quel point je n’étais qu’une gamine persuadée d’écrire comme un adulte. 😳

Avec un peu de recul, j’étais fière de moi mais j’étais aussi un peu honteuse de remarquer à quel point je mendiais l’amour. 😥 Suite à cela, je voulais m’améliorer. Je voulais écrire uniquement pour évacuer ce que je ressentais. Ecrire pour exister, écrire pour apprendre à m’aimer. Ecrire pour restituer cet amour-propre qui me faisait visiblement défaut.

A 22 ans, j’ai laissé tomber mes cahiers pour enfin « vivre ma vie » 👍 au lieu de juste l’écrire. Et puis aujourd’hui, j’ai eu comme une révélation. Je réalise que je suis faite pour écrire. Je réalise que l’écriture fait partie de ma vie, qu’elle fait partie de mon identité. Je réalise que si je veux faire face à « mon être profond », je dois écrire.


©TOKIARISHON Franckie


Pour moi, l’écriture est un moyen d’expression. L’écriture sert de support à un cerveau qui divague facilement et qui oublie vite ce qui lui semble essentiel. Alors tant pis si le blog révèle quelque peu ma sensibilité. 😉 Tant pis si le blog démontre une fragilité me laissant sans protection face au monde extérieur…tant pis !

Je vis…j’écris… ! 😊 J’écris pour exister et j’aurais au moins vécu comme je le voulais….quitte à me dévoiler….je suis qui je suis et je n’ai plus peur de le montrer. Et voilà ! Je fais à nouveau face à cette réalité qui m’anime ! Bonjour et bienvenue dans mon monde ! 😊